Articles for May 2010


Contre toutes attentes, vendredi dernier, j’ai remporté le grand prix de la deuxième édition Carton Jaune de l’Atelier Punkt.

Poussant ma récente obsession de boulangerie jusqu’au bout, mon entrée au concours —où la commande était de détourner des objets usuels [jaunes] afin d’en déranger leur utilisation—consistait en une série de crayons à mine… en pain. Cuits au four avec les mines de graphite à même la pâte, la déshydratation prolongée de la matière la renforce, rendant les crayons maniables, aiguisables, machouillables. Le jury, semblerait-il, a particulièrement aimé.


Comme anormalement surdimensionnées, une fois et demie le crâne à Jacques Martin, qui est, notons-le, déjà pas très petit comme gars.

Raisons possibles:

  • Réussir à éliminer Washington et se rendre en deuxième ronde de la coupe monte à la tête des fans du CH.
  • Les billets dans la section “prestige” au Centre Bell sont vendus de façon préférentielle à des ogres. NOTE: C’est pourquoi il n’y a jamais de jeunes enfants dans ces sections, sinon ils se font dévorer.
  • La NHL se remets à vendre de ces foutus bobbleheads, grandeur nature cette fois.

The tagline reads: “Quality meats and poultry from small Ontario Farms.”

I love the window butchering: a culture is not lost if shared. And surprisingly, all 3 butchers were all under 30. There’s unfortunately not enough of these.



Prise sur Phoebe St., coin Spadina Ave.

Banksy était en ville à Toronto la semaine dernière taggant plusieurs bâtiments du centre-ville de ses rats et costards-cravates. Malgré la frénésie entourant l’artiste masqué, ce n’est malheureusement pas tout le monde qui semble apprécier:


Xiǎolóngbāo! Jiǎozi! Jiānjiǎo! Ça goûtait la Chine. Pour vrai.

Pour la première fois depuis un an, j’y regoûtais enfin. J’ai souvent cherché et essayé des restos, des recommendations ici et là, mais en vain. Peu arrivent à évoquer et faire saliver les souvenirs. Mais là, le premier dumpling en bouche, j’ai eu immédiatement envie de m’envoler pour Shanghai.

À essayer si vous êtes dans le coin: Mother’s Dumplings, 421 Spadina Ave., Toronto.


Avec des contraintes urbaines similaires à celles de Montréal (des lots longs et étroits), la réponse architecturale est néanmoins complètement différente du duplex/triplex type montréalais: l‘étroitesse de la facade, le 2e étage dans les combles du toit, une grande baie vitrée à l‘étage afin de maximiser l’apport de lumière naturelle, l’idée même d’avoir une véranda au rez-de-chaussé avec sa petite pelouse à l’avant. J’en déduis que c’est une nécessité culturelle (de tradition) plutôt qu’une réponse à un besoin socio-économique (le besoin de loger plusieurs familles par exemple, ou de réduire le coût de la construction du logement).

À Montréal cependant, dans les mêmes années, avec plus ou moins les mêmes contraintes d’espace urbain, ils n’ont pas hésité de déplacer l’escalier à l’extérieur afin de minimiser la stucture de bois à l’intérieur, d’y aposer des toits plats afin de maximiser les 2 étages (+ rdc) à la grandeur, d‘ériger les triplexes qu‘à quelques mètres de la rue. Deux contextes, deux réponses complétement différentes.

  • Ma question aux fins connoisseurs d’architecture canadienne: de quelles proportions sont les références culturelles (anglo-saxones) versus les besoins de constructions (surface de plancher, nbres d‘étages, densité) dans l‘élaboration de ces Bay-and-Gable, principal constituant du vernaculaire historique torontois? Prédominaient-elles sur d’autres besoins socio-économique des usagers de l‘époque?
  • Et par extension, à tous: Sommes-nous trop souvent aveuglés par nos habitudes culturelles? Notre héritage culturel nous-empêche t’il instinctivement de chercher à trouver des solutions à un problème commun?

D’emblée, je pense déjà à la malbouffe, notre dépendance sur l’automobile, le développement insouciant des banlieues nord-américaines…


Quand c’est ta fête, et si après 10 minutes de coups peu dommageables, c’est tout ton droit de t‘énerver, d’abattre et détruire la piñata à ta façon, avec l’arme de ton choix.

Dans ce cas ci, la fêtée a achevé l‘âne à coups de bouteille de bière. C’est on ne peut plus violent, mais ça marche.

Joyeux anniversaire, gurl.


Ma séquence favorite des séries? Le jeu de Gill lorsqu’il se coucha devant le filet, venant à la rescousse de Halak et les sauvant d’un but probable des Flyers.

Outre le geste inusité en soi, c’est surtout la reprise vidéo du dessus du filet et montrée au relenti qui me fascine: Gill se hissant en place, étandant ses 6 pieds 7 pouces (+ patins) de part et d’autre dans l’enclave du gardien, flottant jusqu’en position. Je ne pouvais que me rappeler la série de tableaux du jeune photographe Jon Von Holleban initutlée Dreams of Flying: des mises en scènes fantastiques, le sol étant la clé à des mondes magiques dépourvus de gravité:

Jon Von Holleban: The Jumpers ↑ and The Rocketteers → (2002 – 2008)

Pendant que nous y sommes, l’oeuvre de Von Holleben a été source d’inspiration pour plusieurs photographes/cinéastes/DA aux cours des dernières années: allant d’une tonne de vidéos de musique à d’la pub pour des boissons désaltérantes. Un éventail de ces créations collatérales se trouve ici et .


My first gut reaction on the plane, the belt buckle still clipped, gazing down at the sea of red tiled roofs: “Shit, it’s huge.” The metropolitan area holds 22 millions people— comparable to New York’s in population and size, though slightly denser— but its defined mountainous surroundings only seem to highlight the city’s vastness and the relatively low amount of high-rises, its very chaotic and expansive nature.

And so, after a sleepless night in transit, we landed in Mexico City.

Not unlike being in the belly of the beast, only a very welcoming and charming one. Not so rough up to now.

In town for 10 days, I am ready for some serious taco eating.

And street photography.

Stay tuned.


The most striking aspect of this—other that the idea of launching yourself backwards, twenty meters above the ground, harness-less and turning upside down for 10 minutes till you slowly descending to the ground—is the evident presence of pre-hispanic heritage still present in contemporary Mexican culture.

The aftermath of colonial invasion strikes a very different chord down here in Mexico than up in the States and Canada, where aboriginal cultures and people have been nothing short of annihilated, leaving them today still scraping for recognition and rights.

Though the Spanish conquest has been too many times ruthless and bloody, it has nevertheless assimilated the local aboriginals in a way that is has interestingly evolved into a rich blend of both parties. And seemingly somewhat balanced, the wide array of face and body types walking the streets of Mexico genetically invoke this melting pot: a spectrum which varies from the stubby to slender, dark skinned to lighter tones, all united by a unique and strongly identifiable culture.

Thus today, the same way spanish is spoken and christianity is practiced, these aboriginal roots are still alive, embraced and sometimes even celebrated: may it be by the flamboyant use of color, to street names, to distinctive architectural elements, to the flying Aztecs in Chapultapec park.


I love this.

Every morning, first thing right before hitting the metro system, we stop by the neighborhood’s juice lady’s stall and get our frist fresh squeeze of fruit of the day. Mix and match (mitad y mitad) for your liter (M25$ · CAD2.10$) or half liter (M15$ · CAD1.25$) of juicy freshness: zanahoria (carrot), betabel (beet), naranja (orange) and toronja (grapefruit). She also make licuados (fruit smoothies) and aguas frescas (fruity water), e.g. lemonade: mix water (slightly sugared) and limes (whole, peel included) then hits frappé.

The best thing about these juice vendors is there are all around the city. So when it’s 3 pm, blistering hot and you’re in dire need of water and sugar to keep you going, these are the most refreshing, invigorating and healthiest stops you could find. To think that in Quebec, our equivalent answer to this is Slush™. Urg.